© 2010 chatterie d'Eden de Bast

 

VACCINATION et MODALITE CHEZ LE CHAT : L'herpèsvirose et la calicivirose

Des autorisations de mise sur le marché ont été délivrées en France pour des vaccins mono - et/ou multivalents permettant de prévenir chez le chat 5 maladies virales : la rage - la panleucopénie - la calicivirose - l'herpèsvirose et la leucose - et une maladie bactérienne : la chlamydophilose.

D'un point de vue pratique, avant de vacciner un animal, deux points sont à vérifier : la maladie est présente ; le chat est ou sera exposé à cette maladie. Si la vaccination s'avère nécessaire, le praticien aura la possibilité de choisir, parmi les spécialités disponibles, celle qui, en raison de ses spécificités (indications, conditions d'emploi, innocuité, durée d'immunité...) répond le mieux aux besoins de l'animal, en se référant éventuellement aux informations apportées par le RCP (résumé des caractéristiques du produit).

Herpèsvirose et calicivirose félines (coryza) : L'herpèsvirose (ou rhinotrachéite) féline, due à l'Herpèsvirus félin (FHV) est incriminée dans 40 % des cas  de coryza, elle est en outre la première cause de conjonctivite et de kératite chez le chat. L'épidémiologie est dominée par la persistance du virus chez les animaux infectés (infection latente durant laquelle l'ADN viral se maintient, sans se répliquer sous forme d'ADN épisomal. Les animaux contagieux sont les chats exprimant cliniquement la maladie à l'issue d'une primoinfection, et les porteurs latents en phase d'excrétion. Ces derniers représentent la part la plus importante et permettent la persistance enzootique de l'infection. La réactivation virale est déclenchée par des évènements variés tels qu'un stress (généré par des conditions d'élevage défavorables, une intervention chirurgicale, un voyage...), une maladie intercurrente, une modification du statut physiologique (chaleurs, gestation, mise-bas)ou une injection de glucocorticoïde. En raison de la fragilité du virus dans le milieu extérieur, l'infection se transmet essentiellement par les contacts directs entre les animaux. L'infection néonatale des chatons par leur mère est fréquente, mais souvent retardée par l'immunité colostrale. La vaccination contre l'herpèsvirose est indiquée chez tous les chats, en particulier ceux qui vivent ou transitent dans des collectivités, comme les élevages, les pensions ou les chatteries, les chats disposant de jardins où de nombreuses rencontres sont possibles, sont aussi exposés et doivent  être vaccinés. Lors d'introduction dans un effectif, il sera souhaitable de procéder à un rappel vaccinal 1 à 2 semaines avant l'entrée effective dans la collectivité . La calicivirose est due au Calicivirus félin (FCV), l'émergence des nombreux variants antigéniques isolés sur le terrain, leur persistance chez les chats vaccinés (variants échappant à la réponse immunitaire générée par la vaccination) et parfois la circulation simultanée de plusieurs variants dans un effectif de chats, expliquent la prévalence élevée de cette maladie. Après simultanée de plusieurs varaiants dans un effectif de chats, expliquent la prévalence élevée de cette maladie. Après infection, les chats peuvent excréter le virus pendant 4 à 10 semaines. Une partie d'entre eux (1520%) deviennent porteurs asymptomatiques, le virus continuant à se multiplier dans l'épithélium des amygdales, et peuvent demeurer excréteurs toute leur vie. Au monde de transmission classique par contact direct, de nez à nez, s'ajoute une transmission indirecte rendue possible par la persistance du virus durant plus d'une semaine dans les locaux et sur le matériel. Les données précédemment évoquées permettent de comprendre que si la vaccination peut être utile pour prévenir la maladie aiguë ou réduire les signes cliniques, elle n'empêche ni l'infection des chats, ni l'excrétion virale, ni l'installation d'une infection chronique. Les échecs de vaccinations peuvent aussi amener le praticien à s'interroger sur l'adéquation des souches vaccinales aux souches de terrain. La vaccination contre la calicivirose n'en demeure pas moins une nécessité, en particulier chez les chats qui vivent ou transitent dans des collectivités, comme les élevages, les pensions, ou les chatteries. Un renforcement du programme vaccinal peut être dans ce cas utile pour tenter de réduire l'excrétion virale et réduire la pression infectueuse. Les vaccins contre le coryza du chat sont des vaccins bivalents associant toujours les valences 'rhinotrachéite" (FHV) et "caliciviroseé (FCV). Ils peuvent être présentés isolément ou associés à d'autres valences.